Rythmes scolaires : L’équation TOUJOURS impossible

04/06
2014
rsco

Les dernières évolutions depuis l’Essentiel n° 127 de mai – Après l’annonce de sa volonté de faire jouer le droit de retrait de la collectivité,…

Les dernières évolutions depuis l’Essentiel n° 127 de mai

- Après l’annonce de sa volonté de faire jouer le droit de retrait de la collectivité, Joséphine Kollmannsberger, Maire de Plaisir, est interviewée entre le 5 et le 8 mai au 13h de France 2, sur TV Fil, sur RMC, au 13h d’Europe 1 et à la Matinale de J.J Bourdin sur BFM, et reçoit nombre de témoignages de soutien des parents Plaisirois et de nombreux maires du département.

- 4 jours après, le Ministre de l’Édu-cation Benoit Hamon qualifie Plaisir d’ “épiphénomène” et dit qu’il fera plier les villes récalcitrantes…

- Le 23 mai, Joséphine Kollmannsberger reçoit en mairie le Directeur académique des services de l’Éducation nationale (ex Inspecteur d’Académie) et son adjoint en charge des rythmes scolaires.

L’injonction de l’État est sans appel

Il imposera à la rentrée de septembre l’école le mercredi matin et de facto la réduction de 3 heures de classe dans la semaine. À la ville de plier si elle ne veut pas que les enfants soient dans la rue après l’école.

- Un chantage insupportable
- Une décision unilatérale et autoritaire
- Une décision méprisante
- Une décision à l’encontre de l’intérêt de nos enfants
- Une décision à l’encontre des attentes des familles
- Une décision insatisfaisante et coûteuse

Parce que la Ville veut que la rentrée de septembre soit la plus sereine possible, et ne soit pas l’objet de manifestations devant les écoles, parce que les élus plaisirois savent faire face à leurs responsabilités…
Une seule solution pour la ville : de nouveaux horaires pour ne pénaliser ni les enfants ni les familles

Lundi, mardi, jeudi, vendredi :

8h30 – 11h30 : classe

11h30 – 13h45 : repas et pause méridienne

13h45 – 16h00 : classe

16h00 – 16h30 : petite récréation dite “récréHamon”

16h30 : accueil de loisirs et/ou études

Mercredi matin imposé par l’État :

8h30 – 11h30 : classe

11h30 : transfert vers les accueils de loisirs pour les enfants inscrits

Les enfants bénéficieront de 15 minutes supplémentaires pour la pause déjeuner et d’une “récréHamon” de 30 minutes pour décompresser avant l’accueil de loisirs ou l’étude.
Ainsi rien ne changera pour les familles et les parents si ce n’est que le soir, ils auront la possibilité de venir chercher leurs enfants à partir de 16h pour ceux qui ne fréquentent ni l’étude ni l’accueil de loisirs…

 Le mot de Joséphine Kollmannsberger, Maire de Plaisir

“J’avais annoncé clairement mon choix de faire jouer le droit de retrait de la collectivité et de ne pas appliquer la réforme des rythmes scolaires en son état au 1er septembre 2014. J’avais également invité le Ministre, notre voisin de Trappes à venir partager avec nous la réalité du terrain, ce à quoi il a répondu avec mépris en traitant notre ville “d’épiphénomène”…
J’ai entendu le soutien massif des parents et grands-parents et de nombre d’enseignants, sur qui je sais pouvoir compter, mais aussi les inquiétudes légitimes qui se sont faites jour sur la rentrée de septembre.
L’État de son côté a choisi la menace plutôt que le dialogue. Tel un rouleau compresseur, ne voulant pas se déjuger, sans tenir compte des réalités et du quotidien des familles, il a décidé de continuer à imposer sa réforme coûte que coûte et de nous contraindre d’ouvrir les écoles le mercredi matin pour que les enseignants puissent y faire classe.
Par respect pour les familles, par respect pour les enseignants, par respect pour les enfants, qui ne doivent ni les uns ni les autres être pris en otages par l’État, victime d’un chantage de ce dernier, pour faire face à cette décision autoritaire, j’ai souhaité que cette contrainte qui nous est faite soit la moins pénalisante possible et désorganise le moins possible la vie des familles en permettant aux parents de venir chercher leurs enfants soit à 16h, soit à 16h30…

Je déplore qu’on nous impose les choses de la sorte… Dans les mois à venir, il nous faudra continuer d’agir et poursuivre nos actions pour trouver des solutions plus et mieux adaptées. Soyez assurés de ma détermination à continuer de me battre à vos côtés. Soyez en certains, notre combat pour les enfants et pour les familles ne s’arrêtera pas là…”