MAIRIE – Passation

26/02
2013
Passation CM

Bienvenue Madame le Maire Après presque douze ans au service de notre ville, Joël Regnault a fait le choix le 15 novembre dernier de céder…

Bienvenue Madame le Maire

Après presque douze ans au service de notre ville, Joël Regnault a fait le choix le 15 novembre dernier de céder sa place de maire à son adjointe à la culture, Joséphine Kollmannsberger. Les deux édiles nous livrent leurs impressions.

Si Madame le Maire en est d’accord, notre première question ira à Joël Regnault.

Votre démission a été un coup de  tonnerre dans les foyers plaisirois. Beaucoup se sont inquiétés de votre décision, pouvez-vous les rassurer ?

Joël Regnault : Oui. Tout va bien. Ma décision est mûrement réfléchie et dans l’intérêt des administrés. Elle n’a pas été prise sur un coup de tête ni pour des raisons de santé.

Un coup de blues ou de fatigue peut-être ?

J.R. : (Rires) Non pas plus. Pour tout vous dire et pour tranquilliser les esprits, je pars le coeur et l’esprit légers. Je suis rempli de souvenirs et du bonheur que m’ont apporté chacun de mes administrés et de mes élus.

Alors pourquoi arrêter ? Pourquoi maintenant ?

J.R. : J’ai 30 années de fonction élective, et chacune de ces 30 années a été tournée vers la ville qui m’a vu  naître et vers chacun de ses habitants. De plus, cela fait près de 12 ans que je suis Maire et je pense sincèrement que mon travail s’achève. D’autant que je suis contre la durée excessive des mandats d’élu ; il faut savoir laisser sa place pour que chacun puisse exprimer son savoir-faire et Joséphine Kollmannsberger vous démontrera tout son talent et son modernisme. De plus, je dois dire que la politique n’est pas un métier, c’est une passion. Il faut savoir garder sa sensibilité et une écoute permanente.

Et pour vous Madame le Maire cette décision vous a-t-elle surpris ?

J.K. : Non, car nous en avions discuté à de multiples reprises. De manière théorique au début, et de plus en plus en échangeant sur les dossiers, pour finalement évoquer une passation.

Est-ce un départ définitif ?

J.R. : Non. Je ne quitte pas la vie politique. J’accompagnerai l’équipe municipale jusqu’en 2014 et je serai là si on me sollicite. Pour la suite je verrai, je n’ai pas d’interdits et ne me mets pas de limites.

J.K. : Et nous ne souhaitons pas que Joël Regnault soit trop loin de notre équipe municipale. C’est pour cela que j’ai souhaité qu’il ait une place toute particulière dans cette équipe remaniée et qu’il continue à nous faire profiter de son expertise dans les grands dossiers de la ville.

Madame le Maire, comment l’équipe municipale a-t-elle réagi ?

J.K. : Depuis 2001, il n’y a eu aucune démission par animosité ou conflit. Notre équipe fonctionne très bien car nous échangeons, partageons et soutenons les dossiers. Pour cette succession, il en a été de même. En plus de l’affection que nous portons à notre ancien Maire, nous avons un réel respect et une confiance dans les orientations qu’il nous a données. Son choix, il l’a expliqué à l’ensemble de son équipe et tous ont adhéré. Je me dois désormais d’incarner la même confiance. En plus de Joël Regnault, je dois saluer l’accompagnement de Norbert  Rampolla et de Pierre Lépineux qui ont, en tant que Président de groupe pour l’un et 1er Adjoint pour l’autre, porté cette décision auprès de nos collègues.

J.R. : Je crois que nos collègues ont fait la même analyse que moi. Joséphine Kollmannsberger était un choix évident. C’est une personne que je connais depuis plus de 20 ans. J’ai eu l’occasion de l’apprécier et de l’observer. Elle m’a accompagné dans tous les grands projets que j’ai portés. Elle s’est construite pour cette succession et elle a ce même esprit de donner aux autres que moi. Ce choix s’est donc imposé tout naturellement. Elle prouve tous les jours sa sensibilité et fera sans nul doute un excellent travail.

Le président de votre groupe va-t-il changer aussi ?

J.K. : Oui. Norbert Rampolla nous a fait partager son expérience durant 11 années et dans la même logique que Joël Regnault, il a souhaité passer le flambeau. C’est donc Sévrinne Fillioud, maire-adjointe au Scolaire et à la Petite enfance, qui animera désormais notre groupe politique et nous lui adressons tous nos voeux de succès.

Une autre femme !

J.K. : Oui, mais rassurez-vous, la parité reste de mise dans notre équipe. Si vous voulez mon sentiment en politique, c’est moins une question homme/femme qu’une question de personnalité. Mon engagement est le même que si j’étais un homme. J’ai un grand respect pour les femmes. Et pour finir, il me semble que certains “hommes” politiques ne nous mon-trent pas leurs meilleures qualités ces derniers temps.

Quelle est la difficulté de prendre ses fonctions au cours d’un mandat ?

J.K. : Le plus dur c’est d’être la seule à changer ! Dans cette situation, il faut avoir l’intelligence et la finesse de trouver sa place dans ce qui fonctionne bien et d’apporter sa touche personnelle.

Votre programme politique va-t-il s’inscrire dans la continuité de ce que faisait Joël Regnault ?

J.K. : Oui c’est une évidence. L’équipe municipale est la même et nous allons finir ce qui a été commencé. Nos chantiers de mandat sont en cours, et nous tenons les objectifs et notre feuille de route. Mais à mon sens, il s’agit moins de politique que du bien-être et de l’avenir des Plaisirois. C’est pour cela que, durant l’année et demi avant les échéances municipales, je vais aller à la rencontre des habitants de notre ville.

J.R. : Oui nous laissons les politiques politiciennes aux gens qui se déclarent déjà en campagne et qui privilégient l’ambition personnelle à l’intérêt de la Ville. On retrouve là malheureusement des comportements du passé que  l’on croyait oubliés. Á ce jour, je garde encore une grande colère contre les anciens élus qui n’avaient pas d’éthique et qui ont failli laisser mourir la ville.

Monsieur Regnault, nous avons commencé avec vous, nous vous laissons le mot de la fin.

J.R. : Merci et fierté. Fierté d’avoir servi ma ville, mes administrés et mon pays. Je suis fier d’avoir donné à Plaisir un second souffle, un avenir après les menaces de mise sous tu- telle en 2001. Fier d’avoir donné un Palais des Sports, un théâtre professionnel, d’avoir équipé nos écoles en tableaux numériques, d’avoir rénové nos quartiers. Fier d’avoir réhabilité nos voiries, d’avoir redonné confiance à nos entreprises, d’avoir offert des accueils de loisirs et de nouvelles places en crèche qui n’existaient pas à nos familles, fier d’avoir accompagné les associations et nos partenaires sociaux, fier d’accompagner l’aménagement des réseaux… En fait, je suis fier de l’ensemble du travail qui a été réalisé par cette équipe municipale. Et je suis fier des adjoints et conseillers municipaux qui m’ont accompagné durant cette aventure.  Je suis fier que nous ayons donné le meilleur de nous-même pour laisser  un bel héritage à nos enfants.

Et mon dernier mot sera pour Madame le Maire : Successo !*

*réussite en italien

Qui est Joséphine Kollmannsberger ?

PassationItalienne de naissance, Joséphine Kollmannsberger est mère de trois enfants. Après des études littéraires à Lyon, elle devient interprète et traductrice, mais ses premiers amours pour le théâtre la rattrapent très vite. À 30 ans, elle fait le choix de devenir comédienne. Cette carrière l’amènera plus tard au contact des grands de ce milieu et à devenir metteur en scène d’une compagnie professionnelle.

Après s’être produite, avoir réalisé et mis en scène de grandes œuvres, elle sera appelée par Joël Regnault en 2001 pour l’accompagner dans la reconstruction de Plaisir. Elle mettra ses connaissances professionnelles et sa conscience politique au service de la Ville et réalisera notamment un programme de développement culturel qui replacera Plaisir dans le peloton de tête des villes du département. Des réalisations comme le festival Escales d’ailleurs, le Théâtre Espace Coluche, la mise en place du Salon des arts et des conservatoires (musique, danse, art dramatique, arts et sciences) mais aussi la Clé des Champs lui permettront d’être choisie par Gérard Larcher pour l’accompagner sur sa liste aux élections Sénatoriales de 2011.

Son implication dans de nombreux dossiers, son énergie et sa capacité à piloter des projets, même en dehors de sa délégation tels que la rénovation de l’église, lui ont permis de devenir un choix évident pour Joël Regnault alors qu’il cherchait une personne pour lui succéder.