Le Conservatoire 2.0

19/07
2017
MAO

Le numérique. On le voit apparaître depuis plusieurs années au sein des écoles. Présentant de nombreux atouts, il était tout naturel que le Conservatoire de…

Le numérique. On le voit apparaître depuis plusieurs années au sein des écoles. Présentant de nombreux atouts, il était tout naturel que le Conservatoire de la Ville se penche sur le sujet. “Il nous fallait suivre l’air du temps. Les nouvelles générations sont nées avec le numérique. Il est donc impératif de l’intégrer si nous voulons avancer vers l’avenir”, explique Philippe Cordat, adjoint à la Culture.

Mais comment l’intégrer dans les cursus, sans que ceux-ci soient des OVNI perdus au milieu d’enseignements qui semblent plus anciens et traditionnels ? Et comment peuvent-ils cohabiter et s’enrichir l’un l’autre ?

Un défi relevé avec brio par le Conservatoire.

Le Conservatoire en avant- garde sur le numérique

La structure municipale est actuellement Bêta-testeur d’un outil qui s’annonce révolutionnaire dans l’apprentissage de la musique : Antescofo. À l’aide de cet outil, les apprentis musiciens vont pouvoir répéter de manière ludique et plus efficace. Son principe est simple. Quand le musicien travaille un morceau, Antescofo joue l’accompagnement (piano seul, orchestre…). Mais là où il est révolutionnaire, c’est dans le fait qu’il s’adapte en temps réel à la répétition. Vous ralentissez, l’accompagnement ralentit, vous butez sur une note, il s’interrompt et reprend en même temps que vous. Il s’adapte à votre niveau, vous corrige, ce qui permet de développer, dans cette pratique de la répétition qui peut être rébarbative, le plaisir et motive le perfectionnement. Un véritable moteur du travail musical.

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Deux classes spécialisées

Avec sa classe de MAO et celle de robotique, le Conservatoire est passé à l’ère numérique. En MAO, Vincent Innocenti enseigne de “l’électroacoustique”, c’est-à-dire la création musicale via le numérique (tablettes, tableau interactif, clavier…). Ceci touche tous les styles de musiques, de la pratique du DJ à l’écriture de partitions de musiques classiques, en passant par l’enregistrement, les possibilités qu’offre cette discipline sont multiples. Et dans son application, les élèves conçoivent par exemple, les musiques qui accompagneront le gala de la classe de danse contemporaine.

Du côté du cours de robotique, on touche à un domaine à part. Au sein de ce cours, dispensé pour la première année, les élèves réalisent de la programmation robotique, de la conception de jeux vidéo ou encore du DAO (Dessin assisté par ordinateur). Mais leur professeur ne compte pas s’arrêter là. L’année prochaine, Armelle Laurent compte développer la programmation de processeurs “arduino” et envisage de développer des passerelles avec d’autres disciplines du Conservatoire.