8 Mai : La jeunesse s’engage

06/06
2016
slide Commemoration

  Depuis 71 ans, la France commémore le 8 mai 1945, date marquant la fin de six longues années de conflit. Cette date “anniversaire” symbolise…

 

Depuis 71 ans, la France commémore le 8 mai 1945, date marquant la fin de six longues années de conflit. Cette date “anniversaire” symbolise aussi la période de paix qui s’est installée depuis en Europe, le rapprochement entre les peuples, et l’espoir pour la jeunesse d’aujourd’hui d’un avenir meilleur. Cette jeunesse a la lourde charge de continuer de défendre les valeurs humaines et de faire perdurer les souvenirs de ceux  qui se sont battus pour la liberté. Carlie et Antonin, jeunes Plaisirois présents à la cérémonie de commémoration, sont des exemples de cette jeunesse citoyenne. La première a chanté La Marseillaise sans trembler,  le regard fixe face aux élus et au public. Le second, quant à lui, a écrit un discours fort et a mis à l’honneur le jumelage entre les pays, et tout particulièrement entre la France et l’Allemagne : “Chaque année, des délégations du lycée Jean Vilar se rendent au lycée partenaire Otto Hahn Gymnasium, et ensemble, montrent que dans l’échange, dans la solidarité, dans l’amitié, nous sommes  bien plus forts. {…} Vive l’amitié franco-allemande…”.

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De gche à dte : Carlie, David Douillet, Joséphine Kollmannsberger et Antonin.

 

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Autour de Joséphine Kollmannsberger, Maire de Plaisir et David Douillet, Député des Yvelines, étaient présents à la commémoration du 8 mai 1945 (de gche à dte) Roland Ciret, Président de l’ULAC, Patrick Michaud, Président de la section des Médaillés Militaires, Christophe Bellenger, adjoint délégué aux Cérémonies patriotiques, Jean-Claude Segouin, trésorier de l’ULAC, Jean-Baptiste Graissin des Forces Françaises libres et Pierre Plantadis, Président des ACPG – CATM.

 

Intégralité du discours d’Antonin :

Mesdames Messieurs les Elu(e)s, Chères Plaisiroises, Chers Plaisirois,

C’est en ce dimanche 8 mai 2016 et au nom de toute la jeunesse citoyenne de la Ville de Plaisir, que je tiens à vous adresser un message de paix et d’amitié.
Il y a aujourd’hui 71 ans, le maréchal Keitel signait à Berlin la capitulation du régime nazi face aux armées alliées, marquant la fin d’un conflit européen perdurant depuis six années. La guerre était finie. Les coups de feu assourdissants, les combats acharnés laissèrent ainsi place à un vaste champ de ruines appelé Europe.

Cet évènement, nous le commémorons chaque année. Il s’agit d’une référence à notre passé conté dans nos manuels d’Histoire. Mais il s’agit également d’un rappel de la dette morale que nous avons à l’égard de ceux qui tombèrent au front, pour l’honneur de leur patrie et qui résistèrent à l’oppression, à la haine, à une idéologie barbare, au repli identitaire.

Chaque année, nous nous rassemblons, nous peuples libres, pour crier « Plus jamais ça ! ». En réalité, il est bien plus question de l’avenir que du passé. L’enjeu est finalement de nous raconter à nous-mêmes ce qui nous importe, et d’engendrer, par l’émotion produite, un engagement solennel et partagé, qui dépasse les frontières politiques et nationales.

Les figures de Résistances en Europe qui se sont engagées dès leur plus jeune âge pour la défense de valeurs humaines se comptent par milliers. Pourtant, ces jeunes auraient eu le droit, comme nous aujourd’hui, de goûter à la liberté, à l’amour dans une fougue qu’on appelle jeunesse. Quelle que soit leur nationalité, leur destin fut souvent le même, et ce dans une lutte acharnée pour la démocratie, pour l’Humanité et animés par l’espoir qu’un jour, ils pourraient entrevoir la lumière au bout du tunnel.

Rappelons que ceux qui échappèrent aux bombardements, à la déportation, à cette tragédie qui était la répression, se sont rassemblés autour d’une table dans l’objectif de léguer à leurs enfants une terre de paix, une terre de respect, une terre d’amour, une terre d’humanité. Grâce à eux, l’Europe traverse la plus longue période de paix jamais connue. À nous de la faire perdurer à jamais ! Pour rependre une maxime de l’un des pères fondateurs de l’Europe, Jean Monnet : « Nous n’avons pas coalisé des États, nous avons uni des hommes ». La ville de Plaisir l’a, à de nombreuses reprises, prouvé, notamment dans le cadre d’échanges avec la ville jumelée de Geesthacht. Chaque année, des délégations du lycée Jean Vilar se rendent au lycée partenaire Otto Hahn Gymnasium et, ensemble, montrent que, dans l’échange, dans la solidarité, dans l’amitié, nous sommes bien plus forts.

Ecoutons Jean Moulin qui déclarait « Cherchons plutôt ce qui nous réunit que ce qui nous divise » et montrons que nous continuerons, nous jeunes citoyens, à défendre nos valeurs communes les plus précieuses : la fraternité, notre démocratie mais aussi l’amitié des peuples d’Europe. À notre tour à présent de transmettre à nos enfants l’envie de vivre ensemble, l’envie d’un avenir pacifique, l’envie d’entretenir la flamme perpétuelle de l’Espoir. Nous nous y engageons aujourd’hui.

Vive l’amitié franco-allemande, Vive la République, Vive la France.