MÉTIERS – La “high tech” au service de l’artisanat

26/02
2013
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La Chambre des Métiers et de l’Artisanat, instituée en 1925 par la loi Courtier, représente plus de 250 métiers. Les 106 Chambres de Métiers françaises*…

La Chambre des Métiers et de l’Artisanat, instituée en 1925 par la loi Courtier, représente plus de 250 métiers. Les 106 Chambres de Métiers françaises* sont au service de plus de 800 000 entreprises artisanales. Celle des Yvelines œuvre énergiquement auprès des jeunes pour défendre et promouvoir les métiers artisanaux et peut-être révéler certaines vocations.

C’est dans cette politique de revalorisation du monde de l’artisanat que s’inscrit l’action du collège Blaise Pascal. Rééquilibrer le manuel et l’intellectuel, voilà l’objectif. En participant aux interventions de La Chambre des Métiers et de l’Artisanat, ce sont plus de 250 élèves de 4e et de 3e qui ont eu l’opportunité de s’ouvrir à de nouvelles voies professionnelles.

Après un échange avec l’un des mem-bres de la Chambre des métiers, les collégiens ont été reçus par des animateurs de l’artisanat, les “artinautes”. Au moyen d’ “artimobiles” (voitures artisanales) équipées d’Ipad, ils proposent  via des vidéos une présentation de plus d’une centaine de métiers. Une façon originale et moderne d’interpeller ces jeunes et de leur démontrer que le travail manuel peut être associé à un diplôme reconnu et conduire vers un secteur porteur.

Du domaine de la gourmandise à celui de la nature, de la mécanique et transports au monde de la mode ou du son et image, à l’univers de la maison et à la décoration intérieure, un large panel s’offre aux élèves. “L’idée, c’est de présenter différents métiers artisanaux et d’ouvrir d’autres possibilités d’orientation aux élèves”, argumente Charles Ramdou, Principal-adjoint. “L’artisanat reste dans l’ensemble assez méconnu, souvent associé à des métiers considérés comme peu prestigieux. Les métiers manuels ne se résument pas seulement à électricien, plombier ou coiffeuse ; les jeunes ne s’imaginent pas devenir souffleur de verre par exemple. Nous voulons revaloriser les filières industrielles et élargir le champ de vision de l’avenir des jeunes.

Alors que les chiffres du chômage ne cessent de croître, le marché de l’emploi au niveau de l’artisanat est pourtant un domaine porteur, qui offre de nom-breux débouchés et dans lequel la demande est forte.

Elles sont regroupées en 22 Chambres de Métiers régionales et fédérées au plan national par l’Assemblée Permanente des Chambres de Métiers.

Qu’en ont-ils pensé ?

Camille, Nora et Mathilde

Cela peut nous aider à découvrir de nouveaux métiers”. Camille, qui souhaite s’orienter vers l’esthétique, a visionné le témoignage d’une esthéticienne : “Le métier est très bien expliqué ; je connaissais les détails techniques mais j’ai appris par exemple qu’être à l’écoute du client est tout aussi important.

Wassim et Elias

J’aimerais être chauffeur poids lourd”, explique Wassim, “mais j’ai regardé la vidéo concernant les maçons et cela a l’air intéressant aussi.” Elias, lui aussi, sait ce qu’il veut faire plus tard et les témoignages vidéos l’ont conforté dans son choix : “Je veux devenir cuisinier, plus particulièrement traiteur. L’artisan qui témoigne explique qu’il faut être très minutieux et patient. Je pense que cela me correspond.

À savoir

Tous les ans, la Ville verse une subvention à la Chambre des Métiers et de l’Artisanat pour accompagner les jeunes Plaisirois qui y préparent un CAP. En 2012, ce sont 50 jeunes qui ont été soutenus.