Plaisir pratique le « fauchage raisonné »

29/05
2013

Depuis 2012, vous avez pu constater que les abords de certaines routes, et notamment ceux de la rue Jules Regnier ne sont plus ni fauchés ni tondus plusieurs fois par an. Au contraire, la végétation naturelle se développe.
Ce n’est pas le fait du hasard, d’une négligence des services techniques de la Ville, ou d’un souci d’économie, car la Municipalité a fait le choix du ‘’fauchage raisonné’’ dans le cadre d’une démarche de protection environnementale.

En effet, le fauchage intensif de l’ensemble du bord de route est une pratique très pénalisante pour la biodiversité. Il engendre un couvert herbeux peu fleuri, avec un nombre d’espèces limité, dominé par les graminées. Il empêche aux espèces de fleurir, de fructifier et de disséminer leurs graines. Il favorise donc plutôt des plantes à tiges rampantes envahissantes, dont la croissance est rapide, et des opportunistes, comme les chardons.

Les bords de route présentent pourtant un véritable intérêt écologique, surtout dans les milieux agricoles où la biodiversité a été chassée par les remembrements, la suppression des haies, l’emploi intensif des produits chimiques et la mécanisation.

Le fait de limiter le nombre de coupes et leur hauteur favorise l’expression d’une diversité d’habitats, de végétaux et d’animaux, dans des conditions économiques avantageuses. Bien évidemment, la hauteur doit permettre de garantir une visibilité.

En effet, une hauteur de fauche entre 8 et 15 cm, favorise la biodiversité, limite les plantes indésirables, comme le chardon, réduit l’érosion des sols et régule l’écoulement des pluies. A contrario, une fauche en deçà de 8 cm, détruit les biotopes, favorise l’envahissement par des espèces indésirables et opportunistes, augmente la vitesse de repousse des végétaux donc nécessite d’intervenir plus fréquemment, induit un ruissellement plus important à cause d’un sol plus compacté et érodé, augmente les risques de projections de débris et d’usure des outils, augmente la consommation de carburant.

Les résultats ne se sont pas fait attendre: des espèces comme les coquelicots, la chicorée sauvage, la bruyère cendrée et même l’asperge officinale ont déjà fait leur réapparition, et ce n’est pas pour déplaire à nos apiculteurs.